[C'est arrivé près de chez vous] Hossegor Backyard Ultra 2025
Allez, je vous remet le gist du concept ici :
Le concept est simple : une boucle de 6.702 km, à répéter toutes les heures jusqu'à ce que plus personne ne continue. En clair, la course commence à midi le vendredi, et personne ne sait à quelle heure elle va se terminer. L'inconnu pour les coureurs, l'inconnu pour les organisateurs, l'inconnu pour les internets qui appuient sur F5 toutes les heures pour voir quel sera le dernier dossard à ne pas avoir DNF.
Pour la description complète, rendez-vous sur la description que j'avais faite en 2023, ici.
Cette année, j'ai tenté une prépa différente. Jusqu'ici, j'avais préparé mes Backyards en enchainant le plus possible une boucle de 6.7 km au départ de chez moi. Cette année, j'ai tenté autre chose : ne faire aucune boucle, et suivre une prépa trail classique.
La logique derrière était que la Backyard n'a pas besoin d'une prépa physique spécifique : il faut arriver avec un corps solide, mais il n'y a pas de spécificité physique à travailler (pas de dénivelé, pas d'allure…). Il faut arriver avec un corps fort, prêt à encaisser, qu'on bosse dans une prépa trail, et la clé reste le mental (trouver une bonne raison de repartir à chaque tour) et l'organisation (savoir gérer l'entre-tour).
Bilan : je trouve plutôt bien l'idée de faire une prépa trail classique, ça permet d’arriver frais mentalement, et de se faire plaisir avec du trail (quand, bien sûr, c'est notre discipline de prédilection). Mais avec le recul, j’ai l’impression que ça aurait été bénéfique de faire une ou deux “répétition générale” pour pouvoir travailler l'organisation de la routine d’inter-tour.
Quelques jours avant la date fatidique, la bataille faisait rage sur les internets : qui aura le dossard numéro 1 ?
Si tu connais le folklore de Lazarus Lake, tu sais que le dossard numéro 1 est attribué, à la Barkley, au coureur ou à la coureuse qui a le moins de chance de terminer la course. La tradition est arrivée sur les Backyards d'Infinity Trail — à la différence que le dossard numéro 1 tombe pour celui ou celle qui récoltera le plus de votes sur Instagram, parce que son anecdote de course / de vie aura plu le plus aux internautes.

Balancé par l'ami Alban, mon histoire de lacets m'avait amené en finale, et les votes se tenaient entre mardi et mercredi soir. Et autant dire que j'ai usé de tous les moyens à ma disposition — 77 000 stories, des appels à des amis, des collègues, des amis de collègues, des Reels, des publis partout… Et à 16 votes près (sur 1100) me voilà heureux destinataire du dossard 1, honneur parmi les honneurs.
En avril 2024, c'était décidé : il fallait qu'on retourne tourner autour du lac. L'année dernière s'était stoppée trop vite pour une histoire de lacets, il fallait que je vienne prendre ma revanche, terminer l'écriture de ce chapitre. Même si, avouons le, cette anecdote de lacets est une réserve de vannes et d'histoires à raconter bien plus fournie que n'importe quelle Backyard bouclée dans les règles.
On part de chez nous vers 09h30 — c'est tout droit, on prend l'autoroute et 7h plus tard nous voilà sous le soleil des Landes.
On récupère le logement, les dossards, on avale une pizza et on se couche tôt — demain la nuit sera longue.
L'un des plaisirs de la Backyard d'Hossegor reste d'y aller en bande — on est une petite quinzaine de Courir à plusieurs, c'est vraiment top d'être tous ensemble à Hossegor 🫶
On se regroupe devant la ligne, on sort le drapeau breton, et nous voilà avec la traditionnelle photo d'avant course.

Cette année, je tente l'organisation suivante :
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Traiter la course comme un trail “classique”, et l’organiser en tranches de 6. L'idée était de manger solide sur les tours 3 (20km, ravito), et de dormir un peu sur les tours 6 (40km, base de vie). Vous vous en doutez, il y avait la théorie, et (c'est un ultra après tout) la pratique.
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À chaque tour, visualiser une routine qui me permet de ne rien oublier : enlever ses chaussures et taper le sable, vérifier l'électronique, les fringues, manger boire, remettre les fringues, remettre l'électronique, remettre les chaussures, repartir. Repartir en vérifiant “DNF” (Dossard, Nourriture, Fringues).
J'avais aussi amené un carnet, l'objectif étant de noter entre chaque tour ce que j'avais mangé, comment je me sentais… Ça a tenu 15 tours, avant que le chrono ne me rattrape et que je perde le fil.
Le coup de feu est donné à midi pile. Je me fais vanner sur mon histoire de lacets, ce qui ouvre la course dans la bonne humeur 😅
Je démarre les 3 premiers tours avec le corps complètement verrouillé. C'est simple : j'ai mal partout. Ma cheville gauche, la fameuse bien trop sensible pour être oubliée, me fait une douleur folle. Le dos est tendu, et ça me lance dans ma jambe droite. Bref, pas fou, mais j'espère que la course va détendre le corps en le réchauffant — je ne m'imagine pas aller très loin en ayant mal comme ça. J'enfile ma chevillère mais ça change ma foulée et déplace les douleurs, je la retire au bout de 2 tours. Bref, vivement que le corps reprenne du poil de la bête.
Il commence à faire chaud, à la fin du tour trois on se couvre de crème solaire, je strappe le pouce de mon pied qui commence à frotter, dans une vaine tentative de protéger des ampoules.
Le tour déguisé arrive plus tôt cette année — c'est le cinquième. On enfile nos tutus et autres accessoires fluo avant de partir faire un tour de lac.

Je reste assez constant dans mon temps de boucle, à part ce sixième que je rentre en 47'30, courant tout le long, histoire d'avoir le temps d'une micro sieste sur mon tour “base de vie”. Je ne m'endors pas, mais la pause fait du bien.
Ah, et j'oubliais : le sable est moins envahissant cette année, on en a moins dans les chaussures.
Je sens que mon corps commence à se déverrouiller et les douleurs diminuent tranquillement. Tant mieux. J'avale une flasque d'un demi litre d'eau à chaque tour, et j'essaie d'avaler au moins une pâte de fruit / barre à l'amande.
L'organisation de l'inter-tour à “manger solide tous les 3 tours” ne tient pas, ni même la routine d'entre-tours : il y a au final trop de variations et d'imprévus entre les tours, et je n'ai pas toujours la possibilité de suivre cette routine. Des fois j'ai envie de manger solide, des fois il faut prendre soin des pieds, des fois se changer parce qu'il a plu, etc. Il y a beaucoup de micro imprévus et il faut savoir s'adapter, plutôt que de rester strict.
Tour 7, une bonne grosse fringale, et je m'enfile un sandwich que j'avais préparé à l'avance. Ça fait du bien, c'est réconfortant et ça cale.
Je vise un changement complet de fringues au tour 8. Je suis arrivé en 54 minutes et je me dis que ça passe. Grosse erreur, car c'est juste, et j'arrive sur la ligne de départ pieds nus, avec mes chaussettes et mes chaussures dans la main. Pas de soucis, je passe la ligne et j'enfile mes chaussettes et fait mes lacets.
La nuit tombe aux alentours du tour 10. On enfile les frontales.
Les tours de nuit sont toujours un peu plus exigeants : on avance moins vite, le corps envoie les hormones du sommeil, et c'est plus complexe de manger parce que le corps n'est pas habitué à manger sur ces heures là.
Pendant ces tours, j'ai trouvé mon organisation pour être régulier — je sais que pour faire mon tour en 53 minutes, il faut que je le fasse à 7.4 km/h. Bonne nouvelle, j'ai l'info sur ma montre grâce à la config spéciale Backyard.
Je me mets à jouer à un petit jeu : je démarre et monte à 7.2, pour redescendre à 7.0, avant de remonter à 7.3, puis redescendre à 7.1, pour remonter à 7.4, redescendre à 7.2, remonter à 7.5, et me stabiliser à 7.4. Parfois, je me fais des petits bonbons en montant à 7.6, avant de marcher jusqu'à me stabiliser à 7.4.
Ça m'occupe l'esprit. Je discute sur un tour avec quelqu'un qui planifie de faire la Diagonale des Fous cette année, et qui cherche quelques conseils.
Tour 12 (base de vie) : je le fais en courant entièrement, pour me poser pour une micro sieste. Je ne m'endors pas mais le break fait du bien. Faute de quart, je repars sans avoir mangé et j'oublie ma flasque.
On est au coeur de la nuit. Je continue à jouer avec ma stratégie du 7.4 km/h. Il y a un peu de pluie sur quelques tours — j'ai eu la bonne idée d'amener 2 Kways, ce qui me permet d'en laisser un à sécher entre chaque tour, et de repartir avec l'autre qui a eu le temps de sécher.
On dépasse la barre symbolique des 100 km au 15e tour, le même tour où le ravito propose des patates — le ravitaillement parfait, j'en ai mangé en pagaille pendant la Diag et ça me rappelle de bon souvenir de m'en enfiler ici. J'avale des verres de sirop de menthe et de grenadine entre les tours pour rester hydraté et avaler un peu de sucre au passage.
Tour 16, je me change, mais j'y vais un peu moins fort — je ne fais pas un changement complet, je change seulement de tshirt, de manche longue, de short et de chaussettes. Mes pieds sont en charpie et continuent de se couvrir d'ampoules, malgré du strap mis au moindre frottement, et un retrait de chaussure / vidage de sable entre chaque tour. Il va falloir composer avec.
J'avale des barres amandes, des Clif, et quelques pâtes de fruit. La nuit reste un peu plus complexe en terme d'alimentation.
Entre 15 et 18, le moral descend un peu — c'est souvent comme ça quand je suis en fin de nuit. Il fait noir, je me sens un peu seul, j'ai un peu de mal à me mobiliser pour continuer. Je me rappelle ce que s'était dit mon amoureuse quelques heures plus tôt : “serre les dents, et tant que ça rentre dans les temps, tu repars.” Sa force me porte. Je repars sans trop réfléchir, objectif 25 heures.
Une Backyard, c'est une épreuve où il faut trouver à occuper l'esprit : on repart toujours sur la même boucle, au même rythme, voir les mêmes gens et le même paysage. On a beau être focus sur soi, des fois le pilote quitte la bagnole, et a besoin de trouver à se divertir pour oublier ce qu'il est en train de faire.
Tour 19, je me décide à mettre un podcast. Jusqu'ici, je suis resté sans musique, à me focus sur l'instant. Mais l'instant commence à être trop rébarbatif. J'oscille entre un livre audio et des podcasts, mais ça ne me remonte pas plus que ça. À ce moment, j'envisage d'aller jusqu'à 24 et de rendre le tablier. La météo est oscillante, une averse de quelques minutes est chassée par un grand soleil.
Côté allure, j'ai simplifié mon approche : je démarre en courant jusqu'à être autour de 7.5 ou 7.6, et dès que j'y suis, je marche pour redescendre à 7.4. Dès que j'y suis, je cours, je remonte vers 7.5 ou 7.6, et dès que j'y suis, je marche pour redescendre à 7.4. Et ainsi de suite.__ Les tours passent en 53 minutes, un timing qui me semble parfait__.
Au départ du tour 23, l'organisation me sauve la mise : ThunderStruck par AC/DC qui se lance à fond sur la ligne de départ. Et là, révélation : “MAIS OUI, c'est ça qu'il me faut” — une playlist de hard rock à fond dans les oreilles. Je revis comme jamais, la musique tape fort dans les oreilles, je fais un tour en levant les bras en l'air, en faisant du Air Guitar, en chantant à tue tête.
Au bout du tour, je change de chaussettes. “C'est plutôt bon signe, n'est-ce pas ?”
C'est fou comme l'ultra peut avoir des bas comme des hauts. Ce 23e tour est probablement mon meilleur, je suis reboosté comme jamais, j'en pleure de joie.
On franchit la barre symbolique des 160km un peu avant midi. C'est décidé : je continue.
Un des trucs à ne jamais oublier, c'est que “en ultra, si tu te sens bien, attends un peu, ça va passer”. Après les hauts des tours 23 et 24, la tension redescend au tour 25. Mais moi bas que pendant la matinée.
J'ai promis à Maud, à ma droite dans les gradins, qu'on irait jusqu'à 27 tours — son âge. Je sais aussi que c'est un traquenard, et qu'une fois à 27, on ne s'arrêtera pas aussi près des 30 tours, 200 kilomètres.
Étrangement, à ce moment, j'entre dans une forme de paix interne. Je n'ai pas de douleur hormis les ampoules sous les pieds, je ne galère pas pour avancer, je peux manger, boire, et en sortant du 26e tour je me dis que ce n'est que 4h de ma vie pour atteindre ces 200 kilomètre.
Ça se calme à l'intérieur, je rejoins un état d'esprit de “laisse faire et attends que ça passe”, j'avance sur mes boucles sans trop réfléchir, dans une forme de patience en mouvement. “Plus que 3 heures”, “Plus que 2h30 avant 200km”, etc. Je garde cette cible de 200km en ligne de mire. Je sais qu'une fois ce pallier franchi, je n'aurais plus de budget dans le bonhomme pour enchainer d'autres tours. Je me mets en accords avec mon corps : on va jusqu'à 200km, ça sera incroyable, promis après ça je m'arrête. Mais rendez vous compte les gars, on aura fait 200 bornes, c'est incroyable.
Je termine mon dernier tour comme tous les autres : en 53 minutes. L'émotion est d'une telle force. Nous sommes 6 à nous arrêter là, ils ne seront plus que 16 à repartir. Maud est la dernière femme à arrêter, en même temps que moi. Son précédent record était à 24 tours. Moi à 18. C'est tellement fort d'avoir partagé ça ensemble, de s'être poussés si loin, ensemble.
On se prend dans les bras, on pleure, on a du mal à réaliser. Je m'aligne sur le départ du 31e tour, et quand le départ est sonné, je me baisse pour faire mes lacets. Ultime clin d'oeil à 2024.
J'écris ces lignes à 8 jours de la fin de la Backyard. Les derniers ont poussé jusqu'à 77 tours. Ça me semble absolument incroyable de pouvoir aller aussi loin.
Cette même semaine, le record du monde est tombé. 116 tours. 777 km. 2.5 fois mes 200 km. Pfiou.
De mon côté, je repars l'esprit apaisé, là où 2024 m'avait laissé une sensation d'inachevé, un besoin de venir prendre une revanche. La course a été un brin complexe mentalement, mais le truc que je retiens et qui est vraiment positif : le physique a tenu. Pas de bobos (hormis les ampoules), pas de douleur les jours suivants, RAS physiquement à part de la grosse fatigue et un bonhomme qui boite à cause d'ampoules de 15 cm sur les pieds.
La tête m'a fait arrêter à 30 tours, mais le corps en avait encore en réserve. 200 km ne l'ont pas mis au bout de lui-même — et ça, franchement, ça fait plaisir, de voir que les heures sur les chemins et à soulever de la fonte font leur boulot.
Ça s'est bien passé
- ✅ L'endurance, c'est ok, j'arrive à me mettre dans mon allure tranquille et à y rester sans soucis.
- ✅ Alimentation : c’était un peu ma crainte, j’étais troublé là-dessus sur mes dernières longues et lors de mon dernier dossard, mais là rien à signaler, tout s’est bien déroulé. Je n’ai pas suivi de plan précis, j'ai tenté de manger à quasi tous les tours en y allant à l’envie, et ça s’est bien passé. J’ai habituellement des moments “ventre vide” pendant les ultras, mais là, j'ai réussi à ne pas en avoir.
- ✅ Hydratation : j'ai tenu plus ou moins ma routine de une flasque de 500ml par tour, un bon rythme je pense.
- ✅ Pas de soucis avec le fait de courir de nuit.
- ✅ Pas de soucis de matos, j’ai rien testé de nouveau, mais pas d’alerte sur ce que j’ai donc on garde ce qui fonctionne bien. À moins que les chaussures favorisent les ampoules ?
- ✅ Physique : pas de douleurs musculaires anormales ou de blessures à déclarer, physiquement j’aurais pu continuer quelques boucles, je n’étais pas à bout, content de pas finir déglingué physiquement.
Ça s'est mal passé
- ❌ Ampoules sous les pieds. Entre chaque tour j’ai enlevé mes chaussures pour aérer les pieds, retirer le sable, j’ai strappé au moindre frottement, mais rien à faire, j’ai eu des ampoules énormes, même sous le strap. Je supporte la douleur, ça ne me fait pas arrêter, mais ça reste une gène.
- ❌ Pas réussi à suivre le plan d’organisation prévu à chaque tour, j’avais intériorisé une TODO via un petit scénario mais ça n’a pas tenu entre les boucles, je pense à cause de deux facteurs :
- je n’avais pas travaillé cette routine “en vrai”, je l’avais juste visualisé
- le temps entre les tours est trop court et il y a de la variation dans ce qu’il faut faire pendant chaque pause qui ne permet pas d’avoir une vraie routine. Même en planifiant l’ensemble des tours en amont, on reste sur un micro imprévu qui nous empêche de réaliser le scénario.
Si j'avais à le refaire
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La prépa full trail c'est l'idéal, on reste sur de la prépa physique à la course à pied, pas besoin de se concentrer sur faire des boucles autour de chez soi.
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Exception au point précédent : faire une ou deux répétitions générales, pour ancrer les routines inter-tour.
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Acheter des guêtres pour se protéger du sable — oui, je devais déjà le faire pour cette année, je sais.
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Organisation en 6 tours est pas mal, avec le 6e en total course, pour pouvoir se poser pour une micro sieste. Pas besoin d'un “ravito au 3e” que je n'ai jamais vraiment fait.
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Niveau bouffe, peut-être viser quelque chose d'un peu plus cadré, même si pas d'alerte avec le modèle “intuitif” actuel.
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Se changer peut-être un peu plus régulièrement.
Enfin, clairement, je ne sais pas comment je pourrais faire sans assistance : le temps entre tour est court, avoir du monde pour aider à l'organisation est un gain de temps et de charge incroyable.
Merci tout particulièrement à Sylvie qui a fait l'assistance entre les tours, à Christelle qui a aussi pris le relais, et à mon amoureuse d'avoir été là après avoir enchainé ses 10 tours et de m'avoir aidé et soutenu jusqu'à ces 200 bornes 🫶
Le point positif de finir à 18h est que j'ai pu rentrer à une heure “normale” et prendre le cours de ma soirée tranquillement. On s'est enfilé des burgers, puis au lit à 22h.
La première nuit post ultra est toujours compliquée, entre l'excitation et le corps qui se relâche, mais je somnole jusqu'au lendemain matin.
Demain midi, il faudra reprendre la route !
Le processus d'inscription à la Backyard d'Hossegor a changé : maintenant, les dossards sont distribués par tirage au sort. Au moins, c'est plus juste — pas besoin d'être là à une heure précise pour avoir un dossard. Tout le monde peut tenter sa chance, avec une part belle faite aux nouveaux : la moitié des dossards sont réservés à celles et ceux qui n'ont jamais fait de Backyard.
Point négatif : peu de chance que la petite troupe de quinze soit tirée au sort au complet. Et pour ça, Hossegor n'aura jamais plus la même saveur.
À l'année prochaine, peut-être ?
Comme d'hab, c'est sur mon Strava :